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Auteur... aussi, mais pas que...

Je sais, ça ne se voit plus de trop, mais j’ai quand même été blond ! C'était il y a longtemps !

Mes lieux de vie ? La Normandie. Et surtout Condé-sur-Noireau (14), Lisieux (14), La Ferté-Macé (61), Saint-Maurice-du-Désert (61), Nogent-le-Rotrou (28), Berd’huis (61)... Voyageur ? Non. Pas du tout. J’allais là où mon métier m’offrait les meilleures conditions de travail.

Petit, on me disait que j’avais un « sacré caractoire ». Je ne suis pas certain d’avoir vraiment changé de ce point de vue. La faute à mes ancêtres : mélanger du sang breton avec du sang du Nord, le risque était important. J’assume.

L’école ? C’est-à-dire que… Bon, soyons clair : elle ne m’aimait pas. Ça tombe bien, moi non plus. Je ne m’en suis rendu compte que très tard. J’avais autre chose à faire !

Tour à tour serveur dans un resto, pompiste dans une station essence (hé oui, il y en avait), apprenti tôlier. J’ai fini par atterrir tout à fait par hasard dans une imprimerie un jeudi d’octobre glacial sous la pluie en 1973… Je n’en suis ressorti que 43 ans plus tard à 60 ans en ayant fait le tour de la Basse-Normandie et après avoir fait pas mal de postes (correcteur typographe, puis sur ordi, puis claviste, puis chef de service, puis cadre technique).

Le plus intéressant fut celui de correcteur typo. Pourquoi ? Parce que j’étais payé pour lire des livres ! Lire ou plutôt corriger des textes. 55 heures par semaine. Je devais corriger les bouquins, revues et autres textes avant qu’ils ne passent sous presse. J’aurai lu l’équivalent de 3 000 livres… Dans le désordre et souvent plusieurs en même temps… Oui, c’eut été trop facile ! Je ne lisais pas ce qui me plaisait mais ce qu’on me donnait à corriger. Que cela me plaise ou non. C’est là en fait que j’en ai tiré de grands bénéfices puisque j’ai eu à connaître toutes les opinions. Toutes, y compris celles qui n’étaient pas les miennes. Je peux vous affirmer que ça forge un caractère… Pardon « caractoire » ! L’école, à côté de ça, c’est de la gnognotte…

J’ai fait le tour de la Basse-Normandie avec mes métiers, de Clécy (14), Condé-sur-Noireau (14) en passant par Flers-de-l’Orne (61) Lisieux (14), La Ferté-Macé (61), Nogent-le-Rotrou (28) Pour terminer à Berd’huis (61).

J’ai créé ma première troupe (enfin j’en étais à l’initiative) dès l’âge de 10/11 ans, dans l’internat où j’étudiais, à Caen (14). Et si j’ai eu de grandes périodes sans théâtre car il faut être raisonnable et se consacrer à sa vie perso, je suis toujours revenu à mes premières amours. En 2000 j’ai créé une nouvelle troupe adulte avec 11 personnes qui n’avaient jamais mis les pieds sur une scène. Gonflé ? Oui. On m’avait prévenu : « si vous arrivez à faire venir 40 spectateurs, ce sera bien car les gens ne se déplacent pas ici ! ». Juste ce qu’il ne fallait pas me dire. Nous avons fait 396 entrées !

Je n’avais pas envie de m’emmerder (c’est dans le dico) à chercher des textes. Donc j’ai écrit la pièce. Comme ça, pour rigoler, pour prendre un risque et oser. Puis deux, puis trois et à ce jour j’en suis à presque cinquante.

J’ai quitté la troupe (il faut savoir partir à temps) pour me consacrer exclusivement à l’écriture.

La vie m’a appris à me défendre, tout seul. Parfois contre des murs. C’est costaud un mur. Mais il y a des astuces. Je déteste les gens sûrs d’eux qui vous toisent du haut de leur nombril. Ce sont en réalité des gens faibles.

En ces périodes qu’on prétend troubles (ça arrange beaucoup de monde), il est important d’apporter le sourire à ceux qui viennent passer une soirée amicale au théâtre. Ne les décevons pas. Jamais.

Pour ceux qui veulent en savoir un chouia plus : né à Condé-sur-Noireau (14), marié, père de trois enfants et grand-père de deux petits-enfants jumeaux (fille -gars)...

Enfin, si vous montez l’un de mes textes et que vous m’invitez à l’une des représentations, je me déplace avec plaisir jusque dans un rayon de 150 km environ. Au-delà, c’est un peu plus compliqué, mais parlons-en ! Alors qui sait, peut-être à bientôt...

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Jean-Luc Pecqueur

 


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